CP: 5 ans des accords de Paris

CP: 5 ans des accords de Paris

CP: 5 ans des accords de Paris

CP: 5 ans des accords de Paris

albatre
0 comments

Cinq ans après la signature de l’accord de Paris sur le Climat, le compte n’y est toujours pas… ici et ailleurs !

5 ans après la signature de l’accord de Paris sur le Climat le compte n’y est pas ici et ailleurs. La Normandie, région littorale, subit dès aujourd’hui les conséquences du changement climatique prévues de longue date par les rapports successifs du Groupe d’experts internationaux sur le climat (GIEC). Le trait de côte recule de plus en plus vite, la biodiversité s’appauvrit et des épisodes diluviens sont de plus en plus fréquents.

 

 

La planète est déjà en surchauffe

Les 5 dernières années ont été les cinq années les plus chaudes depuis le début des relevés météorologiques, pour atteindre en 2020 environ 1,2°C de plus par rapport aux niveaux préindustriels.

Les émissions globales de gaz à effet de serre ont atteint un niveau record de 55,3 gigatonnes équivalent CO2 en 2018. Depuis 10 ans, elles ont augmenté de 1,5% en moyenne chaque année, avec une courte stabilisation entre 2014 et 2016. Pourtant, elles devraient baisser de 7,6 % par an pour limiter le réchauffement global à 1,5°C. La probabilité que cet objectif ne soit jamais atteint est infinitésimale. Le CO2, molécule extrêmement stable ne s’auto-épure pas : tout Kg de CO2 mis dans l’atmosphère y restera!

 Un déficit regrettable de politiques publiques

L’inaction des gouvernements a rendu le défi climatique encore plus grand. À la multiplication des alertes scientifiques ont succédé des impacts de la crise climatique toujours plus fréquents, violents et meurtriers. La transition écologique n’a progressé qu’à petits pas, bien trop lentement pour respecter les objectifs de l’Accord de Paris.

Seulement 11 pays du G20 ont pris l’engagement d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 (Chine en 2060, Union Européenne et Japon) et seuls quelques pays déploient des stratégies de court terme très ambitieuses,

Les émissions de gaz à effet de serre européennes ont heureusement baissé de 24 % entre 1990 et 2019, dépassant l’objectif européen de -20% prévu pour 2020 (Eurostat). Mais l’effort est insuffisant, car. Il faudrait une baisse d’au moins 7,6% par an dici à 2030, pour contribuer à lobjectif de 1,5 °C.

La France, de son côté ne réduit pas assez rapidement ses émissions de gaz à effet de serre. La Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) indique une feuille de route avec une baisse moyenne de 2,5 % par an, pour atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050. Or pour 2019, cette baisse a été de moins de 1%.  Une baisse plus drastique sera donc nécessaire au cours des années suivantes pour pouvoir tenir les objectifs à long terme.

Des solutions locales face à un désordre global

L’urgence est donc de trouver de nouveaux moyens d’atteindre la neutralité carbone. Tel est le choix fait par la Métropole Rouen Normandie à l’occasion de l’élaboration du Plan Climat-Air-Energie territorial. La COP21 locale organisée en partenariat avec le WWF a été l’occasion d’afficher des objectifs ambitieux à partir d’un état des lieux réalistes élaboré par le GIEC local. Certaines mesures ont déjà été mises en œuvre, beaucoup reste à construire avec l’ensemble des acteurs du territoire.

Mais FNE-Normandie invite la Métropole a une plus grande audace par la mise en œuvre de politiques publiques efficientes d’adaptation et d’atténuation, afin de renforcer la résilience locale.

Cela implique la promotion de démarches climato-compatibles et d’abord et avant tout l’abandon de grands projets dont l’impact carbone est majeur, notamment le Contournement Est de l’agglomération.

 

Image removed.Cinq ans après la signature de l’accord de Paris sur le Climat, le compte n’y est toujours pas… ici et ailleurs !

5 ans après la signature de l’accord de Paris sur le Climat le compte n’y est pas ici et ailleurs. La Normandie, région littorale, subit dès aujourd’hui les conséquences du changement climatique prévues de longue date par les rapports successifs du Groupe d’experts internationaux sur le climat (GIEC). Le trait de côte recule de plus en plus vite, la biodiversité s’appauvrit et des épisodes diluviens sont de plus en plus fréquents.

 

 

La planète est déjà en surchauffe

Les 5 dernières années ont été les cinq années les plus chaudes depuis le début des relevés météorologiques, pour atteindre en 2020 environ 1,2°C de plus par rapport aux niveaux préindustriels.

Les émissions globales de gaz à effet de serre ont atteint un niveau record de 55,3 gigatonnes équivalent CO2 en 2018. Depuis 10 ans, elles ont augmenté de 1,5% en moyenne chaque année, avec une courte stabilisation entre 2014 et 2016. Pourtant, elles devraient baisser de 7,6 % par an pour limiter le réchauffement global à 1,5°C. La probabilité que cet objectif ne soit jamais atteint est infinitésimale. Le CO2, molécule extrêmement stable ne s’auto-épure pas : tout Kg de CO2 mis dans l’atmosphère y restera!

 Un déficit regrettable de politiques publiques

L’inaction des gouvernements a rendu le défi climatique encore plus grand. À la multiplication des alertes scientifiques ont succédé des impacts de la crise climatique toujours plus fréquents, violents et meurtriers. La transition écologique n’a progressé qu’à petits pas, bien trop lentement pour respecter les objectifs de l’Accord de Paris.

Seulement 11 pays du G20 ont pris l’engagement d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 (Chine en 2060, Union Européenne et Japon) et seuls quelques pays déploient des stratégies de court terme très ambitieuses,

Les émissions de gaz à effet de serre européennes ont heureusement baissé de 24 % entre 1990 et 2019, dépassant l’objectif européen de -20% prévu pour 2020 (Eurostat). Mais l’effort est insuffisant, car. Il faudrait une baisse d’au moins 7,6% par an dici à 2030, pour contribuer à lobjectif de 1,5 °C.

La France, de son côté ne réduit pas assez rapidement ses émissions de gaz à effet de serre. La Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) indique une feuille de route avec une baisse moyenne de 2,5 % par an, pour atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050. Or pour 2019, cette baisse a été de moins de 1%.  Une baisse plus drastique sera donc nécessaire au cours des années suivantes pour pouvoir tenir les objectifs à long terme.

Des solutions locales face à un désordre global

L’urgence est donc de trouver de nouveaux moyens d’atteindre la neutralité carbone. Tel est le choix fait par la Métropole Rouen Normandie à l’occasion de l’élaboration du Plan Climat-Air-Energie territorial. La COP21 locale organisée en partenariat avec le WWF a été l’occasion d’afficher des objectifs ambitieux à partir d’un état des lieux réalistes élaboré par le GIEC local. Certaines mesures ont déjà été mises en œuvre, beaucoup reste à construire avec l’ensemble des acteurs du territoire.

Mais FNE-Normandie invite la Métropole a une plus grande audace par la mise en œuvre de politiques publiques efficientes d’adaptation et d’atténuation, afin de renforcer la résilience locale.

Cela implique la promotion de démarches climato-compatibles et d’abord et avant tout l’abandon de grands projets dont l’impact carbone est majeur, notamment le Contournement Est de l’agglomération rouennaise.