Communiqué de presse : Zone non traitées : FNE Normandie réagit aux projets de chartes

Communiqué de presse : Zone non traitées : FNE Normandie réagit aux projets de chartes

Communiqué de presse : Zone non traitées : FNE Normandie réagit aux projets de chartes

Communiqué de presse : Zone non traitées : FNE Normandie réagit aux projets de chartes

fne
0 comments

FNE Normandie milite pour une sortie rapide des pesticides, ces produits ayant des impacts certains sur la santé des personnes, agriculteurs et habitants proches des cultures traitées, ainsi que sur la biodiversité. La finalité de notre lutte contre l’utilisation de ces produits reste la transition agroécologique de l’agriculture française. Or, FNE Normandie estime que ces projets de chartes n’abordent pas assez cette question, et visent plus à maintenir le modèle en place qu’à le transformer.

Cela étant, la réalité de terrain nous amène à proposer des mesures visant à protéger les habitants riverains de cultures traitées et les zones naturelles sensibles. FNE Normandie a ainsi pris position en septembre 2019 sur ce sujet, avec la volonté d’accompagner les chambres d’agricultures dans ce processus. Toutefois, nous avons la déception de constater que ces efforts restent vains. L’orientation du questionnaire laisse à désirer, notamment sur les questions relatives aux autres parties de la charte d’engagement. Si nous sommes tout à fait d’accord pour rappeler que les agriculteurs ne sont pas les seuls émetteurs de pesticides, l’importance de leur activité sur le territoire (70% des territoires normands sont dédiées à l’agriculture) leur donne une responsabilité supérieure aux particuliers et jardiniers amateurs.

Nous déplorons que ces projets de charte ne soient pas plus contraignants et obligatoires, avec des sanctions en cas de non-respect. Nous souhaitons également la mise en place d’un recueil unique des déclarations de dérives des produits et d’expositions à la personne (sur le modèle du dispositif Phytosignal de Nouvelle-Aquitaine)[1].

Pire, l’annonce en date du 30 mars 2020 du ministère de l’agriculture de réduire au minimum les distances d’épandage au mépris de la concertation de 2019 nous scandalise au plus haut point, et nous fait encore une fois constater que la lutte que nous menons est bien inégale. [2] La concertation menée jusqu’alors avait montré de sérieuses limites, et les dernières nouvelles ne font que révéler des fonctionnements que nous estimons choquants. La démocratie et la gouvernance multi-acteurs ne sortent pas grandis de ces épisodes.

 

Joël Gernez, président de FNE Normandie

 

[1]                    https://www.fne.asso.fr/dossiers/pesticides-definition-dangers-sant%C3%A9-agriculture

[2]                    https://reporterre.net/Pendant-le-confinement-les-epandages-de-pesticides-autorises-pres-des-habitations